
Une fondation liée à la naissance de la capitale
L’histoire du Wat Ounalom commence en 1443, sous le règne du roi Ponhea Yat. À l’époque, le roi venait d’abandonner Angkor pour établir sa capitale à Phnom Penh. Le temple fut construit pour abriter une relique sacrée qui lui a donné son nom : un cheveu du sourcil du Bouddha (le terme “Ounalom” désignant le signe sacré entre les sourcils des divinités bouddhiques).
Au fil des siècles, le complexe s’est agrandi pour devenir une véritable cité monastique, comptant jusqu’à 44 bâtiments différents.
Le Stupa de la Relique : Un survivant
Le monument le plus sacré et le plus ancien du complexe est le grand stupa (monument funéraire) situé derrière le bâtiment principal (le Vihear). Contrairement à de nombreuses structures qui ont été détruites ou reconstruites, ce stupa contient la fameuse relique du sourcil du Bouddha.
Il est particulièrement remarquable pour son architecture qui mélange des éléments khmers anciens et des influences plus tardives. Pendant la période des Khmers rouges (1975-1979), le Wat Ounalom a été gravement endommagé et pillé, mais ce stupa massif a tenu bon, devenant un symbole de la survie du bouddhisme au Cambodge.
Un centre de savoir et de pouvoir
Le Wat Ounalom n’est pas seulement un lieu de prière, c’est aussi le lieu de résidence du Sangharaja, le patriarche suprême des moines cambodgiens. Avant 1975, le temple abritait la plus grande bibliothèque bouddhique du pays, contenant plus de 30 000 volumes, dont beaucoup ont été malheureusement détruits.
Aujourd’hui, le temple a retrouvé son rôle de centre d’enseignement. En déambulant dans ses cours, on peut observer :
- Le Vihear principal : Reconstruit dans les années 1950, il abrite une immense statue de Bouddha et des peintures murales colorées.
- La vie monastique : De nombreux jeunes moines venus de province y résident pour suivre des études religieuses ou universitaires.
- Les statues de bronze : Le temple possède une collection de statues récupérées et restaurées après les conflits.
Un havre de paix urbain
Malgré sa situation centrale dans une capitale en pleine effervescence, le Wat Ounalom conserve une atmosphère de sérénité. Les visiteurs sont accueillis par le parfum de l’encens et le chant des prières, offrant une pause spirituelle bienvenue entre le tumulte du quai et la visite du Musée National voisin.
Ce qu’il faut retenir :
- Importance : Siège du patriarche suprême et centre spirituel du bouddhisme Mohanikay.
- Origine du nom : “Ounalom” fait référence à une relique sacrée (un cheveu du sourcil du Bouddha).
- Histoire : Fondé en 1443, c’est l’un des cinq premiers monastères de Phnom Penh.
- Architecture : Un mélange de bâtiments modernes et de stupas anciens ayant survécu aux guerres.
- Visite : Entrée gratuite, mais une tenue respectueuse (épaules et genoux couverts) est impérative.
Sources
Wikipédia (fr) : Wat Ounalom (Historique, architecture et reliques). https://fr.wikipedia.org/wiki/Wat_Ounalom
Wikipedia (en) : https://en.wikipedia.org/wiki/Wat_Ounalom
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